Le temps ne fait rien à l’affaire
Aux Editions de l’Aube
mardi 12 février 2013
par Jérôme P.

L’âge : une donnée apparemment simple, quantitative, neutre.

Qui se complique dès qu’elle devient âgisme, dès qu’elle se voit socialement utilisée, voire manipulée, pour définir des catégories (les jeunes, les vieux), pour dépeindre des caractères (les jeunes sont ceci et les vieux sont cela...), pour opposer les générations (les vieux vivraient majoritairement aux dépens des jeunes)...

Pourtant, notre époque en témoigne tristement : en temps de crise, jeunes et vieux sont les plus durement touchés. Mais quand s’ajoutent aux difficultés économiques jeunisme et peur de la vieillesse, les vieilles personnes, les vraies vieilles personnes (pas les seniors des magazines), recueillent toutes les haines : boucs émissaires et anti-modèles de cet homo liberalis qui se veut immortellement jeune, productif et performant.

Au bout de l’âgisme, comme au bout de bien d’autres formes d’exclusion, on aborde les conséquences ultimes d’une idéologie économiciste et utilitariste qui condamne les plus vulnérables à n’être plus perçus et traités que comme des fardeaux.

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