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« Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. » Hannah Arendt
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Contacter Jérôme Pellissier
mais faut-il vraiment le contacter ?

Pour contacter Jérôme Pellissier, il suffit d’envoyer un mail à l’adresse suivante :

Ensuite, qu’advient-il ?

Votre courriel est confié au grand désordinateur shadok et, probablement, atteindra un jour ou l’autre son destinataire.

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Ce n’est qu’après que les vrais ennuis commencent pour vous.

Car Jérôme Pellissier souffre d’un mal redoutable : il écrit et travaille.

En brave shadok moderne, il obéit à cet affreux axiome : « Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. »

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Il pompe donc. Et d’arrache-pied pour éviter le pire.

A force de pomper, quand même, de temps en temps, il pond : des pièces, des livres, des articles, des conférences, des formations, des recherches...

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Ce qui lui laisse, vous en conviendrez, bien peu de temps pour lire et répondre à tous ces mails.

Car, ne nous faisons pas d’illusions : si les rêves de tout shadok pompant sont nobles et colorés,

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la réalité, oui, bien vite, la terrible réalité de ceux qui passent leur temps à communiquer au lieu de travailler, saute sur le shadok et le piège.

Car à force de communiquer au lieu de travailler, le shadok court après le temps, d’autant plus vite qu’il ne parvient jamais à le rattraper puisque à force de passer du temps à courir derrière le temps, le temps de derrière devient plus grand que le temps de devant...

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et le shadok finit par s’épuiser et par ne plus penser.

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Ce qu’on ne souhaiterait à personne, pas même à l’auteur de ces lignes.

Bref, tout cela pour vous expliquer que le destinataire de votre mail ne pourra pas toujours y répondre, même s’il s’efforcera de le faire . Mais il n’a en effet pas trop le choix s’il veut pouvoir continuer à pondre d’aussi mirifiques livres, fabuleux articles et époustouflantes conférences que ceux ou celles qui vous ont conduit en ces lieux :-)

(Et, surtout, s’il veut continuer à passer le plus possible de temps dans les jardins en général et dans le sien en particulier - car avouons-le : toute cette histoire de travail sérieux et de sérieux pompage,

C’est rien que de la poudre aux yeux

C’est rien que de la comédie

Que de la parodie.

Car l’essentiel est au jardin.)

 
Post Scriptum :
Autour de ces questions de temps, un très bel article de Mona Chollet sur le site Périphéries : A la recherche des heures célestes - Struggle for time.