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« Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. » Hannah Arendt
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mais faut-il vraiment le contacter ?

Pour me contacter, il suffit d’envoyer un mail à l’adresse suivante :

Ensuite, qu’advient-il ?

Votre courriel est confié au grand désordinateur shadok.

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S’il concerne les activités que je mène dans les domaines de l’accompagnement psychothérapeutique, du prendre-soin, de la formation, il emprunte heureusement un circuit rapide et me parvient rapidement.

Pour le reste, c’est plus aléatoire. Car je souffre d’un mal redoutable : je ne fais pas qu’écrire et prendre soin. Je mène quelques autres activités en même temps, et, pire encore, en brave shadok moderne, je suis soumis à cet affreux axiome : « Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. »

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Je pompe donc. Et d’arrache-pied pour éviter le pire.

A force de pomper, quand même, de temps en temps, je crée : des pièces, des livres, des articles, des conférences, des formations, des recherches...

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Ce qui me laisse, vous en conviendrez, bien peu de temps pour lire et répondre à tous les mails.

Car, ne nous faisons pas d’illusions : si les rêves de tout shadok pompant sont nobles et colorés,

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la réalité, oui, bien vite, la terrible réalité de ceux qui passent leur temps à communiquer au lieu de travailler, saute sur le shadok et le piège.

Car à force de communiquer au lieu de travailler, le shadok court après le temps, d’autant plus vite qu’il ne parvient jamais à le rattraper puisque à force de passer du temps à courir derrière le temps, le temps de derrière devient plus grand que le temps de devant...

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et le shadok finit par s’épuiser et par ne plus penser.

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Ce qu’on ne souhaiterait à personne, pas même à l’auteur de ces lignes.

Bref, tout cela pour vous expliquer que je ne pourrai pas toujours répondre, même si je m’efforce de le faire . Mais je n’ai en effet pas trop le choix si je veux pouvoir continuer à ne pas faire que communiquer, si je veux pouvoir aussi vivre un minimum la pensée dans les espaces hors ici-et-maintenant dont elle a besoin.

(Et, surtout, si je veux continuer à passer le plus possible de temps dans les jardins en général et dans le mien en particulier - car avouons-le : toute cette histoire de travail sérieux et de sérieux pompage,

C’est rien que de la poudre aux yeux

C’est rien que de la comédie

Que de la parodie.

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................................... Car l’essentiel est au jardin.)

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Post Scriptum :
Autour de ces questions de temps, un très bel article de Mona Chollet sur le site Périphéries : A la recherche des heures célestes - Struggle for time.