Le Grand Champignon de la DHEA...
samedi 15 novembre 2008
par Jérôme P.

Lors de l’édition 2008 de l’Université de la Terre, plusieurs scientifiques réunis à l’Unesco se sont lancés, sans filet, dans de grandes déclarations, presque toutes assez affligeantes, sur le vieillissement.

Le summum mycologique de ce pince-fesses parisien fut atteint par l’inventeur de la DHEA, cette vaste fumisterie chimicoi-médiatique censé nous aider à "vieillir jeune" :

" Quand on atteint 85 ans, ça c’est un fait actuel, la moitié des gens perdent, d’une certaine façon, la tête, comme on dit. Ils sont dépendants. [...] cette situation de dépendance, d’altération de la personne humaine..."

Faut-il rappeler à M. Baulieu qu’à aucun âge les troubles cognitifs ne touchent une "majorité" de personnes ; que la "dépendance" concernent toutes les personnes atteintes par des handicaps, qu’ils soient physiques ou psychiques, les empêchant de faire par eux-mêmes certaines activités, et que cette "dépendance" aux autres n’a rien à voir avec une quelconque altération de la personne humaine...

Même la connerie, la belle, la brute, ne l’altère pas, la personne humaine.

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Sinon, restons encore quelques jours avec cette actualité automnale riche en champignons et en shadoks...

Avant tout, la politique obscène du Gouvernement avec le minimum vieillesse : décision de ne pas le revaloriser pour les très pauvres qui vivent en couple au lieu de vivre seul. Ou comment Xavier Bertrand s’arrange pour appauvrir encore plus les plus pauvres tout en testant un nouvel outil de destruction des minima sociaux...

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Quant aux shadoks, jamais loin, jamais en mal de nouveaux et succulents pompages. C’est aujourd’hui des shadoks de l’Université de Metz qui s’illustrent en pondant pour la Halde (qui les cautionne), une étude truffée d’âneries et ridicule de politiquement-correct, notamment sur les représentations des "seniors" dans les manuels scolaires.

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Pendant ce temps là, une lectrice nous envoie un magnifique témoignage, les passerelles du coeur, sur la relation que sa mère, atteinte de maladie d’Alzheimer, et elle, ont pu tisser malgré, avec, la maladie.

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