Un nouvel exemple de battage médiatique concernant les « avancées majeures » de la recherche sur la « maladie d’Alzheimer »
Un article très complet sur le site mythe-alzheimer.over-blog.com
jeudi 2 septembre 2010
par Jérôme P.

Lundi 16 août 2010

Ces derniers jours, l’ensemble des médias ont monté en épingle, trop souvent sans beaucoup de recul critique, une étude réalisée par des chercheurs belges et états-uniens (De Meyer et al., 2010) et qui constituerait, selon le journal genevois « Le Temps », une « Percée majeure pour anticiper la détection des cas d’Alzheimer » (première page de l’édition du mercredi 11 août 2010). Un examen approfondi des résultats de ce travail conduit à en relativiser considérablement les apports.

L’objectif et l’originalité de cette étude sont, selon les auteurs, d’identifier les patterns de biomarqueurs typiques de la maladie d’Alzheimer, et ce sans avoir recours aux informations issues du diagnostic clinique.

Les biomarqueurs suivants ont été explorés, via l’analyse du liquide céphalo-rachidien : protéine béta-amyloïde 1-42, protéine tau totale et protéine tau phosphorylée 181P.

Les personnes chez lesquelles ces biomarqueurs ont été examinés étaient issues de la base de données de l’étude ADNI (voir le lien suivant pour la description complète des critères de sélection des participants : http://www.alzheimers.org/clinicaltrials/fullrec.asp ?PrimaryKey=208. Elles incluaient 114 personnes dites cognitivement normales (âge médian : 75.8 ; un MMSE entre 24 et 30 ; un CDR à 0 ; sans dépression, MCI ou démence), 200 personnes avec un MCI (âge médian : 74.8 ; MMSE entre 24 et 30 ; une plainte mnésique ; un score de fonctionnement mnésique anormal à l’Echelle de Mémoire de Wechsler ; un CDR de 0.5 , avec un score mnésique d’au moins 0.5 ; une absence de troubles dans d’autres domaines cognitifs ; une préservation des activités de la vie quotidienne ; une absence de démence) et 102 personnes avec une maladie d’Alzheimer légère (âge médian : 76 ans ; MMSE entre 20 et 26 ; CDR à 0.5 ou 1, avec un score mnésique d’au moins 1 ; présence des critères du NINCDS-ADRDA pour une maladie d’Alzheimer probable ; un score de fonctionnement mnésique anormal à l’Echelle de Mémoire de Wechsler).

Des études de validation ont ensuite été menées sur un groupe de 68 personnes dont le diagnostic de maladie d’Alzheimer avait été confirmé à l’autopsie, ainsi que sur un groupe de 57 personnes avec MCI ayant développé une maladie d’Alzheimer endéans une période de 5 ans.

Les résultats montrent que la combinaison des biomarqueurs « protéine béta-amyloïde 1-42 / tau phosphorylée 181P » a été détectée chez 90% des personnes avec maladie d’Alzheimer, chez 72% des personnes avec MCI et chez 36% des personnes dites cognitivement normales. De façon globale, ces résultats correspondent à une sensibilité diagnostique de 90%, avec une spécificité de 64%. En outre, 64 des 68 personnes avec une maladie d’Alzheimer confirmée à l’autopsie (94% de sensibilité), ainsi que 57 des 57 personnes avec MCI ayant développé une maladie d’Alzheimer (100% de sensibilité) ont été correctement classées à partir de la même combinaison de biomarqueurs.

Quels sont les apports de cette étude, tant au plan de la recherche (de la compréhension des mécanismes de la « maladie d’Alzheimer ») qu’au plan clinique ?

Lire la suite de l’article sur le site http://mythe-alzheimer.over-blog.com/article-un-nouvel-exemple-de-battage-mediatique-concernant-les-avancees-majeures-de-la-recherche-sur-la-maladie-d-alzheimer-55506870.html

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