Sarkozy et la sécurité sociale
Un article d’actuchomage.org
lundi 22 septembre 2008
par Jérôme P.
Un excellent article sur le site d’actuchomage.org.

" Sarko et la Sécu

En déplacement dans le Jura pour présenter sa réforme du système de soins, le chef de l’Etat a réitéré son objectif d’un retour à l’équilibre de l’assurance-maladie en 2011. Et nous a régurgité les mêmes poncifs mensongers et culpabilisateurs.

Après les chômeurs fraudeurs, les malades qui abusent : Nicolas Sarkozy ressort les bons vieux spectres qui ont contribué à le faire élire. Alors que sa politique, comme celles qui l’ont précédée, contribue au démantèlement de la protection sociale et de notre système de santé — cette immense manne financière de 200 milliards d’€ par an qu’il aimerait voir un jour tomber aux mains du marché —, il continue à faire semblant de vouloir y remédier tout en stigmatisant ses acteurs.

Des « pénalités plancher » contre les fraudeurs. « J’invite l’assurance maladie à intensifier la lutte contre les gaspillages, les abus et les fraudes », a-t-il déclaré. Selon lui, l’assurance maladie « doit s’appuyer sur de nouveaux instruments pour s’attaquer aux fraudes. Un mécanisme de pénalités plancher sera institué à compter de l’an prochain, sur le modèle de celui en vigueur pour lutter contre le travail illégal ».

Des indicateurs de mortalité pour les hôpitaux. Alors qu’il assèche leurs budgets et réduit leurs effectifs au nom de la dette publique, Nicolas Sarkozy les stigmatise en prônant l’instauration d’indicateurs de taux de mortalité et d’infection afin de juger de la qualité des soins : « A l’hôpital, je souhaite que chaque établissement analyse avec attention les causes des accidents liés aux soins prodigués en son sein. Pour accélérer le mouvement, il faut que soient rendus publics, pour chaque établissement de santé, quelques indicateurs simples comme le taux de mortalité ou le taux d’infections. Je veux des résultats concrets ».

Une « politique d’intéressement » du personnel médical et paramédical. Après le bâton, la carotte : « Pourquoi ne pas permettre aux hôpitaux qui sont à l’équilibre, grâce aux efforts de tous leurs personnels, de redistribuer une partie des excédents à leurs salariés au travers d’une politique d’intéressement ? » Saisissant l’occasion pour dénoncer les 35 heures « qui ont profondément désorganisé l’hôpital », le chantre des heures sup’ exonérées de cotisations sociales oublie qu’il doit toujours quelque 25 millions d’heures supplémentaires à son personnel hospitalier...

Sarkozy dénonce « ceux qui sont contre les franchises » médicales, « contre le financement du plan Alzheimer, contre l’ouverture de nouveaux lits de soins palliatifs, contre l’argent qu’on va donner au plan cancer »... Ainsi, il stigmatise tous ces ingrats qui osent dénoncer sa politique de santé, aussi injuste que néfaste.

[...]

Grâce à la culpabilisation des populations sur le coût de la santé et les faux déficits de la Sécurité sociale, cette dégradation est pourtant parfaitement orchestrée.

Le pseudo « trou de la Sécu » n’existe que parce l’Etat organise le tarissement des cotisations sociales en favorisant..."

[...]

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