Hold up sur le porte monnaie des personnes âgées malades et en perte d’autonomie
Communiqué du 6 mai 2008 de la FNAPAEF
vendredi 9 mai 2008
par Jérôme P.

Hold up sur le porte monnaie des personnes âgées malades et en perte d’autonomie : Les personnes âgées et leurs familles tirent le signal d’alarme !!!

La FNAPAEF réaffirme qu’il est injuste de financer en partie le plan Alzheimer du Président Nicolas SARKOSY par la mise en place d’une franchise médicale. La FNAPAEF s’inquiète en constatant que les fonds récoltés soient détournés de leur destination d’origine ce qui remet en cause les engagements solennels du Président de la République.

La FNAPAEF constate que le cumul de toutes les franchises et de la politique de déremboursement des médicaments compromet de plus en plus l’accès aux soins mais aussi la capacité des personnes âgées à faire face au poids financier de leur perte d’autonomie.

Depuis le 1er janvier 2008, nous avons à payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte médical, et 2 euros par transport sanitaire dans une limite de 50 euros par an. Ces franchises s’ajoutent au forfait d’un euro perçu par la sécurité sociale sur chaque consultation ou acte médical, également plafonné à 50 euros par an et par patient = 100 euros.
Certains médicaments toujours ordonnancés sont déremboursés totalement ou partiellement.
Dépassement des honoraires de médecins conventionnés honoraires libres, pas toujours remboursés par la mutuelle.
Supplément fréquent demandé par les chirurgiens pour des interventions. Forte hausse du forfait hospitalier : 10.67euros en 2002, 16 euros en 2008. Forfait de 18 euros pour tout acte coûtant au minimum 91 euros.

La FNAPAEF souligne un décalage croissant et insupportable entre l’évolution des tarifs hébergements en établissements, 5 à 6% par an, et la revalorisation des pensions à moins de 2 % par an. Concernant le domicile la situation est aussi difficile, les retraites ne sont plus suffisantes pour apporter aux personnes âgées en perte d’autonomie une prise en charge de qualité. S’ajoute à cela une diminution de l’exonération patronale sur les aides à domicile, ce qui augmente l’URSSAF de 3,70 %, alors que les pouvoirs publics ont pour objectif le maintien à domicile et la liberté du choix.

La FNAPAEF attend toujours que le Plan Solidarité Grand Age soit financé à la hauteur de ses ambitions ce qui signifie : la création d’une véritable filière gériatrique, l’application des ratios en personnel, la mise en oeuvre des objectifs de formation, le rattrapage des retards accumulés depuis 30 ans, la baisse du reste à charge et notamment du coût d’un hébergement en établissement supporté par la personne âgée et sa famille.

La FNAPAEF rejette toute orientation des pouvoirs publics portant sur un 5ème risque de la Sécurité Sociale qui déboucherait sur une compensation du handicap et de la perte d’autonomie reposant sur une prise en charge financière a minima de la solidarité nationale au profit d’assurances privées individuelles ou collectives. Faire entrer les assurances individuelles c’est créer l’injustice entre ceux qui pourront souscrire et ceux qui ne le pourront pas.

La FNAPAEF rappelle qu’aujourd’hui le salaire moyen d’un Français est de 1550 euros par mois, la retraite moyenne de 1100 euros, et que de nombreuses personnes âgées disposent de ressources à peine au dessus du minimum vieillesse. Laissons aux Citoyens le droit de se soigner correctement, le droit de vivre décemment ! Le droit à la dignité.

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